Beauvais: Des ados se défient en combat dans la rue ! | Infos locales

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Un nouveau fait de société qui n'étonnera personne, avec des combats organisés et filmés entre ados dans les rues et regardés sur facebook, ici à

Beauvais ! La dérive à Beauvais avec ce nouveau phénomène de mode très inquiétant et sa page Facebook, que près de 500 personnes suivent déjà. Presque toutes sont visiblement mineures. L'administrateur explique être lycéen aux Jacobins, à Beauvais (Oise). Un temps nommée Bastons du SixZed (six zéro, 60, numéro du département), cette page publie des vidéos de combats entre jeunes. Celles qui ont le plus de succès sont visionnées par près de 10 000 personnes. Des bagarres organisées, une sorte de «Fight Club» pour collégiens et lycéens. Sur certaines vidéos, on peut ainsi voir un arbitre ouvrir et mettre fin à un combat. Sur une autre, deux très jeunes garçons se saluent une fois la bagarre terminée. Publique, cette page n'est pas la seule à diffuser ce genre de vidéos à Beauvais. La violence est parfois extrême. Là, un jeune homme est projeté au sol, manquant de se briser la nuque, avant d'être frappé au visage. Ici, c'est un collégien qui donne le coup d'envoi d'un combat entre une jeune fille et un garçon, celui-ci frôlant un poteau en tombant.Les commentaires sont aussi nombreux pour féliciter le vainqueur, ou moquer le perdant. Devant plusieurs établissements scolaires de Beauvais, tout le monde a entendu parler de cette mode. «Cela fait un peu plus d'un mois que ça a commencé, explique Raphaël*, élève de 3e au collège Henri-Baumont. A la base, c'était juste de la lutte, avec l'objectif de mettre l'autre par terre. Mais depuis que c'est filmé, ça frappe de plus en plus fort. Ce sont des dangereux.» Si la majorité des combats sont de simples moyens de se défouler pour les participants, des rivalités entre collèges ou lycées se règlent aussi par ce biais. Les combats seraient également, «pour les plus grands», l'occasion de parier. A Beauvais, les policiers ont connaissance du phénomène depuis maintenant quelques jours. «Des bagarres organisées ont en effet eu lieu sur le parking des établissements scolaires ou en centre-ville, relate l'un d'eux. Nous sommes avisés et nous travaillons sur le sujet. Il y a quelques jours, d'ailleurs, à proximité d'un centre commercial, une patrouille a empêché une bagarre et a fait fuir une dizaine d'adolescents. La mairie de Beauvais a, elle aussi, pris conscience de l'ampleur du phénomène. Elle a saisi le parquet et dépêché des médiateurs de la ville pour alerter les chefs d'établissement sur ces combats. «Nous avons évoqué ces bagarres en réunion de sécurité il y a quelques jours, assure un surveillant du collège Henri-Baumont. On va devoir en parler aux élèves, pour essayer de leur faire prendre conscience du danger. J'espère que les parents seront alertés et que des actions seront entreprises.» Toutefois, dans les établissements scolaires, «le sujet n'est pas simple à gérer car les faits se passent à l'extérieur, fait remarquer un principal. Et nous sommes souvent en retard sur les pratiques des élèves.» La problématique est d'autant plus complexe qu'il n'y a pas de plainte, souligne un policier : «On peut toujours avoir des poursuites pour violences en réunion, mais ce n'est pas simple.» Quant aux vidéos postées sur les réseaux sociaux, «leurs auteurs sont difficiles à poursuivre sans plainte. Cette partie du problème, c'est plutôt à Facebook de la régler.» (source le parisien.fr) Question: Toujours plus haut dans cette violence gratuite en multiplication exponentielle, alors jusqu'où va-t-on aller ?

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