Laroque-Timbaut: Un agriculteur Roquetin gravement poignardé | Infos locales

Infos locales
Typographie

Un agriculteur attaqué à Laroque Timbault alors qu'il travaillait sur son tracteur dans son champ dimanche vers 21 h par un individu descendu d'un scooter qui

aurait crié Allah Akbar avant d'enfoncer son couteau ! La violente agression de l'entrepreneur agricole a eu lieu alors que ce dernier moissonnait en bordure de départementale 310 à Laroque-Timbaut, en direction de Bajamont vers 21 h. Un individu juché sur un scooter, circulant sur la route à proximité du terrain, est descendu de son deux-roues, suivi par le conducteur d’un Scénic. Les deux hommes sont entrés dans le champ, et se sont approchés de l’entrepreneur agricole et de son collègue, postés dans la cabine de la moissonneuse-batteuse. L’agriculteur, un Roquentin de 56 ans, est descendu pour savoir ce que les deux individus debout face à sa machine voulaient. Ils ont alors reproché au paysan de provoquer des nuisances avec sa moissonneuse batteuse. Le ton est monté,  et le conducteur de la voiture aurait crié «Allahu Akbar» (« Dieu est [le] plus grand », ndlr) avant d'asséner un coup de couteau à l'agriculteur au niveau de l’épaule. L’assaillant, décrit comme jeune, aurait donc crié "Allah Akbar", avant de commettre son geste. Il aurait également eu une autre arme en sa possession, semblable à une batte de base-ball, dont il n’a pas fait usage. Le deuxième agriculteur présent sur le champ est venu au soutien de son collègue, avant que l’agresseur ne prenne la fuite. La victime a été opérée, sitôt arrivée aux urgences. Malgré la gravité de ses blessures, son pronostic vital ne serait pas engagé. Un suspect aurait été arrêté par la police peu de temps après les faits. L’agresseur présumé, âgé d’une quarantaine d’années, serait connu par les services de renseignement comme une personne susceptible de s’être radicalisée. Un deuxième individu, d’une vingtaine d’années a également été interpellé à Agen dans la foulée. L’enquête, qui ne fait que débuter, devra déterminer s’il s’agit d’un complice et surtout à démêler le vrai du faux dans toute cette affaire. Pour l’heure, les deux Agenais sont entendus par les enquêteurs de la brigade de recherches de gendarmerie, dans le cadre de leur garde à vue. Les techniciens d’identification criminelle ont passé le champ et ses abords au peigne fin jusque tard dans la nuit. Ces derniers sont revenus ce lundi matin, à la recherche de nouveaux indices, et notamment de l’arme. Le couteau de l’agresseur n’aurait pas été retrouvé. (source sud ouest)