Cyberattaque, plusieurs grands groupes touchés | Monde | Politique

Monde
Typographie

Ce mardi, une nouvelle cyberattaque, rappelant le mode d'action du rançongiciel WannaCry, qui avait défrayé la chronique en mai, a frappé plusieurs groupes

et institutions en Europe. Ukraine, Russie, Pays-Bas, France, Royaume-Uni... La liste pourrait s'allonger. Après avoir commencé à sévir en Ukraine et en Russie, touchant environ 80 entreprises, dont le géant pétrolier russe Rosneft, elle se serait ensuite étendue vers l'Europe occidentale. En France, le groupe Saint-Gobain, dont le siège est situé à La Défense (Hauts-de-Seine), a confirmé dans l'après-midi avoir été touché. «Par mesure de sécurité, afin de protéger nos données, nous avons isolé nos systèmes informatiques», a indiqué une porte-parole du groupe de matériaux de construction. Le transporteur maritime danois Maersk et le géant publicitaire britannique WPP ont eux aussi confirmé avoir été infestés. Le distributeur Auchan a par ailleurs affirmé à BFM Business que sa filiale ukrainienne avait été affectée. Le virus «se répand dans le monde entier, un grand nombre de pays sont affectés», a prévenu sur Twitter Costin Raiu, chercheur du laboratoire russe Kaspersky. Ce nouvelle rançongiciel présenterait «une fausse signature digitale Microsoft», fait également remarquer Raiu.Aucun lien officiel n'avait toutefois été établi mardi après-midi entre toutes les attaques, apparemment simultanées, mais des informations rapportées par plusieurs entreprises faisaient état d'un virus faisant apparaître une demande de rançon de 300 dollars sur l'écran de leurs ordinateurs. Plusieurs spécialistes de cybersécurité ont désigné le virus responsable comme «Petrwrap», une version modifiée du rançongiciel (ransonware en anglais, ndlr.) Petya qui avait frappé l'an dernier. (source le parisien.fr)