La voiture sans conducteur à l'essai sur les routes et ça marche, enfin ça roule ... | Technique | Sciences et techniques

Une conduite sans chauffeur, une voiture sans condcuteuri, c'est pour demain

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Une voiture sans conducteur, qui sort du garage, évite les sens interdits, prend l’autoroute qu’elle quitte 400 km plus loin, trouve sa destination

en ville, cherche une place et effectue un impeccable créneau avant de couper son moteur, ce n’est plus de la science-fiction, cette voiture existe....Une C4 Picasso reliera lundi Paris à Bordeaux en « pilotage automatique » pour participer au congrès des systèmes de transports intelligents. Une nouvelle révolution technologique est en route. Deux C4 Picasso autonomes roulent incognito sur les routes d’Ile-de-France. Sans accident depuis le printemps, et en conditions de trafic réelles. Nous voilà donc à l’aube d’une révolution technologique qui s’apprête à changer nos vies ! Sauf qu’il reste beaucoup de barrières , technologiques, humaines et de sécurité ou de consommation. Dès lors cette révolution va s’étaler sur de nombreuses années. Aujourd’hui un véhicule autonome est capable de suivre les traçages au sol d’une route, de s’insérer dans la circulation, de dépasser un véhicule plus lent, de reconnaître un feu vert d’un feu rouge, de respecter les limitations de vitesse. Mais quand il pleut, quand il neige ou quand les bandes blanches de la route sont effacées, c’est une autre histoire ! Beaucoup de progrès restent à faire pour intégrer des milliers de paramètres qui semblent faciles à l’œil humain, mais qui doivent être patiemment « appris » à une voiture. Google s’est montré très ambitieux en testant depuis 2006 sa Google car. Petit à petit le géant américain a quitté les autoroutes pour revenir en cycle urbain et rural où ses voitures roulent moins vite. « La voiture ne sera pas automatique du jour au lendemain », résume Guillaume Devauchelle, directeur scientifique de Valeo. « Le tout autonome sera pour après 2030. » ...Les barrières humaines seront peut-être plus difficiles encore à vaincre que les barrières technologiques ! Un exemple vécu par PSA qui expérimente ses C4 Picasso en région parisienne : quand elles s’engagent sur le périphérique, elles respectent les distances de sécurité. Mais pas les autres conducteurs, qui s’intercalent systématiquement entre elles et les véhicules précédents ! Au lieu de gagner en fluidité, cela provoque des à-coups. Or, l’automatisation de la conduite permet en théorie de faire passer trois à cinq fois plus de véhicules sur une route. Enfin, S’il fallait résumer en deux mots les espoirs placés dans l’automatisation des automobiles, ce seraient les mots consommation et, surtout, sécurité. Un véhicule autonome consomme 10 % en moins car il adapte sa conduite en fonction du trafic et en respectant scrupuleusement le code de la route. Et c’est bien entendu un gage de sécurité : la voiture automatique ne franchira en aucun cas les limites de vitesse imposées. Elle n’effectuera un dépassement que si tous les paramètres de sécurité (vision dégagée, réserve de puissance, absence de ligne continue) sont réunis. Là aussi, la barrière est humaine : les Google cars ont été impliquées dans une quinzaine d’accidents depuis neuf ans, tous provoqués par des conducteurs tiers, qui, le plus souvent, les percutent à l’arrière quand elles s’arrêtent à un feu ou un stop. Aux humains aussi, l’automatisation de la voiture imposera de (ré) apprendre la conduite. (source le JSL)