Meaux: Le père tué avec ses deux enfants, identifiés

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Bruno Assogba, un habitant de Meaux (Seine-et-Marne) de 63 ans, ancien professeur de mathématiques d'un lycée d'Etampes et ses deux enfants,

une fillette de 4 ans et un petit garçon de 5 ans, ont péri mardi soir dans un accident de la route. Le sexagénaire conduisait quand il a percuté de plein fouet un camion arrivant en face sur la commune de Lumigny. La thèse du suicide est privilégiée par les gendarmes de la Brigade de recherches de Coulommiers. Il semble que l'homme ait décidé son geste meurtrier après avoir appris que sa femme voulait le quitter. Le parquet de Meaux a ouvert une enquête pour homicide volontaire sur mineurs de 15 ans qui serait accompagné d'un suicide de l'auteur des faits. Une autopsie des trois corps a également été ordonnée. Le père de famille avait déjà été condamné par la cour d'assises de l'Essonne à quinze ans de réclusion criminelle, pour assassinat et tentative d'assassinat, le 10 novembre 1998. Cet ancien professeur de mathématiques d'un lycée d'Etampes avait été reconnu coupable d'avoir voulu tuer les membres de sa famille, en incendiant leur pavillon d'Angerville, la nuit du 1er au 2 mars 1996. Six personnes s'y trouvaient : lui, sa compagne de l'époque, trois de leurs enfants âgés de 11, 13 et 21 ans, et un proche. Le plus jeune avait péri carbonisé dans les flammes. Lors du procès, le débat avait tourné autour de cette question : Bruno Assogba avait-il voulu se suicider et entraîner toute sa famille avec lui, comme il l'avait avoué lors de sa première audition, ou bien s'agissait-il d'un « accident », comme il l'avait maintenu ensuite ? L'accusé — décrit par les experts psychiatres comme un « être rigide à la capacité d'autocritique limitée » — avait lancé cette réponse aux jurés : « Il est impensable de croire que j'aie pu commettre volontairement un acte aussi abominable. Je regrette ce qui s'est passé. Depuis longtemps, il y avait des tensions dans la famille. J'en avais assez, je voulais partir et être enterré au conduisait sur la D?231 quand il a percuté de plein fouet un camion arrivant en face. » A l'époque, le couple allait mal, Bruno Assogba dormait dans les combles. Mais devant la cour d'assises, sa compagne avait livré une version accablante pour lui : « Il a versé le pétrole. Ensuite, je l'ai vu ouvrir la porte de la chambre des enfants. Je me souviens qu'il m'a dit avant le drame : Si tu pars, je vais brûler la maison. » (source Le Parisien)