Chirens: Magali Malherbe et les centres d'accueil des "Enfants de l'aurore"

De Chirens à l'Afrique du Sud pour Magali Malherbe

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De Chirens à l'Afrique du Sud. D'un brillant avenir de cadre supérieur après un passage par Sciences Po, à son débarquement dans cet état situé à l'extrêmité méridional du continent en 1998. Du désir d'aider les enfants pauvres du pays, à la création de son projet pilote en 2002 avec 10 enfants et un principe : le parrainage. Il ya eu un article. Un article sur une femme qui, sans aucun moyen, essayait d'aider les orphelins . Et la fameuse rencontre avec Magali Malherbe. Puis son engagement.

Aujourd'hui, l'association les" Enfants de l'Aurore" compte 700 jeunes parmi les plus pauvres. Dont 80% d'orphelins. 21 centres d'accueil ont été installés un peu partout dans le pays. Et des bénévoles connus des habitants, les prennent en charge. Les enfants demeurent dans leur famille. Avec un oncle ou une grand mère. Mais il faut qu'ils aillent à l'école. C'est un contrat. En échange, l'association paie les fournitures scolaires, l'uniforme, les produits de toilette de base, la nourriture. Et pour l'association, côté financement, le choix du fonctionnement s'est porté sur le parrainage. 26 euros par mois en dons versés par les parrains. Plus des lettres.... Pour obtenir des relations avec un enfant. Histoire de ne pas voir que le côté financier. Mais ce n'est pas facile. Les enfants ont du mal à s'exprimer. Alors l'association leur suggère de décrire une journée, un souvenir. Par conséquent, pas de réponses directes aux messages de leurs parrains. Juste une rédaction en somme. Mais Magali assure qu'avec le temps, un lien peut se créer. Et de citer l'exemple de ce gamin qui a réclamé un appareil photo à son parrain. Qui le lui en a envoyé un. Jetable. Avec lequel l'enfant a fait des photos. Qu'il a ensuite revendu. De ce fait, l'association lui a immédiatement ouvert un compte afin qu'il y place son pécule. Un début d'entreprise quoi. Et puis côté études, Magali précise que les enfants vont jusqu'au bac. Et notre Iséroise d'ajouter: "Même s'il y a des hauts et des bas, l'association, c'est ma raison de vivre."