Gilles Rozier: Histoire d'un graffeur

L'art urbain du graffiti transposé à la campagne

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Voici venu le temps de l'art du graff à la campagne! Et c'est Gilles Rozier, 24 ans, graffeur professionnel viennois, qui l'importe. Il s'agit pourtant bien un art urbain. Une pratique qui squatte les murs de la ville. Le long des voies ferrées, des autoroutes, des parkings etc...Du coup, cet art à la campagne, ça se remarque. Gilles oeuvre sur les murs du préau d'Eyzin-Pinet. Là, pas de pinceaux, mais des bombes. C'est par  le graphisme des mangas que Gilles est parvenu au graff. Son bac en poche, il pousse les portes de l'école de la Martinière à Lyon. Il y décroche un brevet de technicien dessinateur maquettiste.

Puis passe un BTS de communication visuel à Besançon. Très vite, il se  frotte à quelques graffeurs. Et y intègre le milieu. Mais pas du côté des vandales. Pas du côté de ceux qui courent la nuit pour colorer les murs, les trains, les autobus et autres... en quelques minutes. En un mot des tagueurs. Non... Ses espaces à lui sont réservés. "Je ne veux choquer personne." dit-il. Pour Gilles, les graffitis sont accessibles. Ce qui lui plaît, c'est leur liberté. La liberté de s'offrir aux regards de tous. Sans aucun confinement comme dans les musées. Ni besoin de maîtriser des codes. C'est ainsi que la mairie d'Eyzin Pinet, lui demande de décorer les murs du préau du village. Régulièrement souillés par des inscriptions peu gracieuses. Et aujourd'hui, la fresque est en cours d'achèvement. Elle représente les monuments les plus connus de la commune. A présent, Gilles espère bien pouvoir exploiter sa palette de compétences ailleurs...