Découverte d'un biomarqueur par des chercheurs lyonnais et grenoblois

Un biomarqueur, une première mondiale

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Des chercheurs lyonnais et grenoblois ont trouvé un biomarqueur servant à pronostiquer la survie en cas de rechute du cancer du

sein, ce qui doit permettre d'améliorer les traitements et la qualité de vie des patientes. Ce biomarqueur, présent dans le corps et mesurable lors d'une prise de sang, est la lympho-divpénie, qui permet d'évaluer à la fois la quantité et la diversité des lymphocytes impliqués dans les défenses immunitaires, ont indiqué mardi dans un communiqué le centre lyonnais Léon Bérard, le centre de recherche en cancérologie de Lyon et la start-up grenobloise ImmunID Technologies, à l'origine de la découverte. Leur étude, publiée dans la revue spécialisée OncoImmunology, et présentée comme une "première mondiale", a été menée sur 133 patientes touchées par un cancer du sein métastasique, suivies entre 2004 et 2010 au centre Léon Bérard. Les chercheurs ont constaté qu'un déficit en nombre et en diversité des lymphocytes, détecté au moment de la rechute, est associé à une survie plus courte qu'en cas de capital immunitaire normal. Ainsi le biomarqueur a permis d'identifier un groupe de patientes présentant un très grand risque de décès précoce (moins de huit mois de survie), réfractaires à la chimiothérapie standard. En revanche, les patientes qui présentent un bon capital immunitaire vivent en moyenne trois fois plus longtemps. Ces recherches ouvrent la voie à des essais cliniques pour reconstituer les défenses immunitaires. De nouveaux tests sont pratiqués actuellement sur un nombre plus important de femmes en rechute d'un cancer du sein. Le biomarqueur ne pourra être utilisé de façon élargie avant quelques années. (source france 3.fr)