Un médicament générique « n’est pas la copie conforme » du médicament original

Les médicaments génériques ne sont pas des copies conformes

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Alors que les ventes de médicaments génériques sont globalement en recul, l’Académie nationale

de médecine nourrit la controverse en recommandant la prudence dans leur utilisation.  Un médicament générique « n’est pas la copie conforme » du médicament original : c’est ce que souligne l’Académie nationale de médecine, dans un rapport récent. Si l'Académie ne s'oppose pas à la prescription et à la délivrance des génériques en général, le rapport nuance, pour certains d'entre eux, les garanties apportées par les instances officielles. Le générique a certes le même principe actif et en même quantité, mais les autres substances entrant dans sa composition (les excipients) peuvent être différents. Sa présentation peut être aussi modifiée (comprimés remplacés par des gélules par exemple). « Le changement d'excipient peut occasionner des réactions allergiques plus ou moins sévères », tandis que les changements de présentation peuvent « désorienter » les malades âgés. Le taux de substitution de médicaments originaux (dits médicaments princeps) par des génériques est ainsi passé en 2011 sous le seuil des 70 %, après avoir atteint plus de 80 % en 2009, relèvent les industriels. Ce recul s’explique selon eux pour partie par le « développement de l’usage de la mention ‘non substituable’ sur les ordonnances ».   Dans un rapport établi par le Pr Charles Joël Menkès, l’Académie de médecine prend position sur ce point, soulignant que « la demande de non-substitution, médicalement justifiée, doit être obligatoirement respectée par le pharmacien ». « Son maintien est indispensable à une médecine personnalisée tenant compte des situations à risques », ajoute-t-elle. « La bioéquivalence entre produit référent et générique ne signifie pas qu’il y a automatiquement une équivalence thérapeutique, en particulier lors de la substitution d’un générique par un autre », écrit le Pr Menkès, ancien membre de la Commission d’Autorisation de mise sur le marché. Selon l’Académie, le générique contient certes le même principe actif et en même quantité, mais les autres substances entrant dans sa composition (les excipients) peuvent être différentes. Dans le cas des traitements chroniques, elle juge « souhaitable » que les patients « puissent se procurer toujours la même marque de générique ».(source le progrès)

 

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